Si vous vous êtes déjà posé la question “Dois-je tout quitter pour me lancer dans mon activité de thérapeute ?”, alors vous êtes au bon endroit. Nombreux et nombreuses sont les stagiaires qui nous ont posé cette question et nous allons y répondre dans cet article. 

Tout quitter et se lancer, une bonne idée ? 

Commençons par lancer un pavé dans la marre…
Non ! Ce n’est probablement pas une bonne idée.

Brûler les ponts 

L’expression « brûler les ponts » provient de la Rome Antique : il s’agissait d’une stratégie utilisée par certaines armées. En arrivant sur une nouvelle Terre, certains généraux mettaient le feu à leur flotte de navire, ou aux ponts… pour ne laisser aucune chance à leurs troupes de s’enfuir, et les faire combattre avec l’énergie du désespoir.

C’est aussi pour cette raison que Sun Tzu recommande dans ce même ouvrage de toujours laisser une “issue de secours”, une “porte de sortie” pour ses adversaires, afin que ceux-ci ne se battent jamais avec cette “énergie sauvage du désespoir”.

Le but ici est donc de retirer l’échelle sous les pieds des soldats après les avoir fait grimper au mur.

Comme toute stratégie, elle possède ses forces et ses faiblesses. Brûler les ponts peut donc être pertinent pour bénéficier d’une féroce rage et envie de réussir… mais cela peut aussi provoquer l’effet inverse et vous paralyser, vous bloquer, tant le stress est élevé.

Une stratégie controversée

S’il peut évidemment naître des récits héroïques de cette stratégie, cela peut aussi se terminer en un “bain de sang”, et dans le cas de votre projet professionnel, ce n’est pas désirable.

C’est pourquoi nous vous déconseillons de tout quitter pour vous lancer.
Votre besoin de sécurité est essentiel et doit vous permettre de mener une transition entre votre vie actuelle et votre projet de devenir thérapeute à votre rythme. 

Pour certains, cela peut être immédiat. 

Pour d’autres, cela peut prendre plus de temps.

En tant qu’organisme de formation, c’est également notre rôle de vous accompagner dans votre projet, et ce, de manière à ce que vous puissiez vivre de votre passion sans être en permanence à surveiller vos comptes car vous êtes en situation de stress financier. 

Vous n’êtes pas seul(e) à vouloir changer de vie

Selon le sondage du Groupe AEF, mené en 2017, 9 personnes sur 10 auraient pensé à changer de vie, avec la volonté de se reconvertir ou l’ayant déjà fait. Voici quelques autres statistiques : 

  • 28% se sont lancés,
  • 64% avouent ne pas avoir encore passé le cap.

Changer de vie, se reconvertir et se lancer dans le métier de thérapeute n’est pas toujours chose facile et les obstacles peuvent être nombreux : peur de l’échec, syndrôme de l’imposteur, potentielle perte de salaire, insécurité financière, difficulté dans la stratégie commerciale, peur de se vendre, peur de démarcher, peur de parler de ses services, etc… 

Heureusement, cette décision en vaut la peine, comme nous le témoignent très fréquemment nos stagiaires. Changer de vie, sortir d’un travail qui ne vous correspond plus, dans lequel vous n’êtes pas aligné, est, en plus d’être essentiel pour vous protéger, enrichissant, enivrant.

Des possibilités de financer votre rêve ! 

Vous voulez démissionner ?

Effectivement, la première des possibilités est de bénéficier de votre période de chômage grâce au Pôle Emploi, qui vous permet de : 

  1. Faire le point sur ce que vous voulez vraiment,
  2. Vous financer vos formations directement par le Pôle Emploi,
  3. Bénéficier d’une période où vous êtes rémunéré pour vous former dans ce qui vous passionne. 

Notons que ce n’est pas le cas dans tous les pays, et qu’il s’agit d’une vraie chance.

Vous voulez conserver votre emploi actuel ?

  1. Vous pouvez demander à votre employeur de vous financer vos formations dans le cadre d’un financement OPCO. 
  2. Vous pouvez également demander à votre employeur de vous financer directement la formation (dans le cas, par exemple, d’un refus de prise en charge de l’OPCO dont votre entreprise dépend). 
  3. Vous pouvez également utiliser vos fonds CPF pour vous former lorsque cela est possible.
  4. Vous pouvez également choisir de vous former sur votre temps de vacances, comme certains de nos stagiaires. 

Si vous êtes indépendant, vous pouvez faire financer vos formations via les FAF, ou bien directement par l’État en sollicitant un crédit d’impôt (d’environ 800€ par an tout de même). 

Et si vous êtes professionnel de santé, vous pouvez aussi solliciter un financement par le DPC. 

Faire financer votre rêve vous permet de vous sécuriser et de partir sur une autre stratégie : celle d’assurer vos arrières, dont nous parlons juste après. 


Assurez vos arrières

Le besoin de sécurité est, dans la pyramide de Maslow, un des besoins fondamentaux après les besoins physiologiques. C’est pourquoi il peut être judicieux d’assurer vos arrières. Evidemment, assurer ses arrières ne signifie pas la même chose pour chaque individu, et vous pouvez réfléchir à ce que cela veut dire pour vous : commencer à exercer votre activité de thérapeute afin d’avoir un complément de revenu, exercer votre activité de thérapeute jusqu’à avoir remplacé votre salaire précédent, vous lancer complètement dans votre activité à une date précise.   

L’argent est une donnée importante : il nous semble essentiel que vous puissiez vivre sans être dans l’embarras.

La force de cette stratégie réside dans la préparation, et toute compétition sportive, toute guerre si l’on garde la métaphore initiale, ou tout projet ne peut réussir qu’avec une bonne préparation. Une option peut aussi être de réduire votre temps de travail ou de travailler à mi-temps pour débuter et “prendre la température”

La potentielle “faiblesse” de cette stratégie réside dans le fait que certaines personnes ne définissent pas suffisamment leur plan d’action, procrastinent pour divers motifs et repoussent toujours plus loin le fait de se lancer dans le métier de leur rêve, quitte à risquer le burn-out dans un métier épuisant qui ne fait plus sens pour eux. 

Brûler les ponts ou assurer vos arrières ? 

Alors, quelle est la bonne stratégie à adopter ? 

Bonne ou mauvaise idée de tout “plaquer” pour devenir thérapeute ? 

La réponse vous appartient. Probablement qu’une stratégie vous parlera plus qu’une autre, 

Nous vous avons proposé 2 stratégies “opposées” et il existe tout un tas de variantes entre ces 2 possibilités : à vous de placer le curseur là où cela fera le plus de sens pour vous. Si vous souhaitez vous former aux thérapies brèves, en hypnose ou en PNL, et/ou que vous souhaitez développer votre activité de thérapeute / coach, pour vivre confortablement de votre activité, contactez-nous au 09.86.87.90.37. Un de nos conseillers saura répondre à vos questions.

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