« La plupart des êtres humains sont prisonniers de leur propre cerveau. C’est comme s’ils étaient enchaînés au fond d’une barque et que quelqu’un d’autre était à la barre. » – Richard Bandler. 

Souvent nommée “PNL”, la programmation neurolinguistique est une discipline qui étudie l’influence du langage, les programmations mentales, ainsi que la neurologie des individus. Plus simplement, elle étudie les manières de communiquer et d’influencer autrui. Aux frontières de la communication, de l’apprentissage, du management, de l’accompagnement et du développement personnel, elle permet de comprendre l’esprit humain dans sa totalité, sa manière de comprendre les expériences humaines, leur manière de traiter cela, et de réagir aux informations reçues. 

L’histoire de la PNL

La PNL est développée dans les années 1970 par un groupe de psychologues, dont Richard Bandler et John Grinder. Selon leur définition première, la PNL est un outil de médecine alternative qui permet l’étude du fonctionnement des humains dans un environnement donné. 

C’est en 1976 que le terme de « Programmation Neuro-Linguistique » apparaît. Avant cela, ce savoir-faire était appelé « Méta ». 

Richard Bandler est né en 1950. C’est un homme d’inspiration, auteur américain ayant écrit onze livres, qui dédie sa curiosité à des recherches liées à la science et à la psychologie humaine. John Grinder, quant à lui, est docteur, consultant en management, formateur et linguiste américain né en 1940. Il rencontre Richard Bandler en 1972, et l’assiste dans la modélisation de la Gestalt thérapie, qui leur permet de découvrir, et partager, la réalité des concepts et ensembles qui visent au changement personnel, psychosocial et organisationnel. Tous deux ils publient cinq ouvrages portant sur leurs multiples études, bases de la méthodologie de la PNL, entre 1975 et 1977. Ils “modélisent” Milton Erickson, et étudient les modèles de langage hypnotique, ce qui leur permet d’enrichir encore davantage leurs travaux. 

Ainsi, la PNL a pour objectif de modifier la manière de percevoir l’environnement d’un individu, et connaît des racines multiples, influencées également par Gregory Bateson, considéré comme l’un des grands-pères de la PNL. Ce dernier était un anthropologue britannique et expert de la pensée systémique. On peut considérer qu’il a enseigné la PNL aux premiers pionniers qui suivaient ses cours. 

Comment la PNL fonctionne ? 

La PNL permet de faciliter la communication entre les individus : on parle de communication inter-personnelle. Elle permet également d’améliorer sa communication intra-personnelle : la communication qu’on a lorsque l’on se parle à nous-même, le fameux “langage intérieur”. 

La communication peut être résumée en une phrase : transmettre un message, comme le facteur vous délivre une lettre. Cependant, quand il s’agit d’un colis et que le facteur essaye de le glisser dans la fente, il finit par abandonner et vous n’avez pas votre colis. Tout le monde est donc perdant. C’est exactement la même chose lors d’apprentissages. Par exemple, si le professeur essaye toujours de glisser le colis dans la fente, beaucoup d’élèves vont se retrouver sans leur colis. Pour ce faire, nous sommes d’accord que le facteur a besoin de la clé pour ouvrir la boîte aux lettres. Et encore mieux, d’un pass universelle pour ouvrir toutes les boîtes aux lettres. Ce pass universel, c’est la PNL

Dans de nombreuses thérapies orientées vers l’analyse, on cherche à faire passer uniquement des messages à travers la petite fente, qui correspond à un message logique, cartésien s’adressant au néocortex. 

Pourtant, dans le cas d’une phobie, par exemple, avoir une peur bleue des souris n’est absolument pas logique. La souris ne risque pas de nous dévorer, ni de nous attaquer, ni quoi que ce soit. Les personnes qui en souffrent en sont bien conscientes, cette peur est absurde, et chercher à la supprimer en s’adressant à la partie « raisonnée » du cerveau (le néocortex, entre autres), revient à vouloir le colis par la petite fente de la boîte aux lettres, ce qui est tout aussi absurde. C’est pourquoi bon nombre de thérapies ont des résultats mitigés, ou décevants. 

Avec la PNL, le pass universel, vous allez en revanche vous adresser à différents niveaux cérébraux pour distribuer votre colis : le cerveau archaïque (système dit « reptilien »), le système limbique (le cerveau « émotionnel »), et le néocortex (la partie plus logique, cartésienne et raisonnée). 

Pour revenir à la phobie par exemple, l’approche émotive  sera la plus efficace pour retrouver du pouvoir sur ses peurs. Avec cette approche multi-niveaux, la PNL est un fabuleux outil d’apprentissage, de communication, de coaching et de thérapie. 

Si certains facteurs acceptent de dégrader certains colis en cherchant à les faire passer par une fente trop petite, d’autres cherchent en revanche à s’équiper du pass pour faciliter leur travail et préserver les colis qu’ils délivrent. 

La programmation neuro linguistique est très riche, et l’on pourrait écrire des livres entiers simplement sur les piliers et cadres qui la constituent. Ces derniers permettent de la définir de manière plus précise, et d’en faciliter la compréhension une fois les notions expliquées acquises. Ainsi, il existe 3 piliers majeurs sur lesquels s’appuie la programmation neuro-linguistique : la définition d’objectifs, l’adaptabilité ou la flexibilité comportementale, et l’acuité sensorielle. 

Définir des objectifs avec la PNL

Lorsque vous vous formez en PNL et que vous appliquez ses principes, il est d’usage de définir des objectifs. Comme le dicton le dit “si vous ne vous fixez pas d’objectifs pour atteindre vos rêves, quelqu’un vous les fixera pour atteindre les siens”. En PNL, on apprend donc à définir des objectifs selon différents critères, afin de faciliter l’atteinte de ceux-ci, et de mener la vie que vous désirez au fond de vous. Que ce soit dans le sport, au travail, ou dans tout un tas d’autres domaines (relationnel, santé, financier), il est essentiel de se fixer des objectifs.

Développer sa flexibilité avec la PNL

Le deuxième pilier habituel de la PNL correspond à l’adaptabilité ou la flexibilité. Cela fait d’ailleurs référence à plusieurs présupposés de la PNL tels que “un choix est meilleur qu’un non choix”, ou “c’est l’élément le plus souple du système qui le contrôle” (ce dernier provenant de l’approche cybernétique). L’adaptabilité correspond à la capacité de s’adapter lorsque cela est utile. Par exemple, si vous vous trouvez dans un banquet mondain, il vous sera utile d’adopter certains codes de langage que vous n’utiliserez pas forcément en compagnie d’enfants, avec qui vous adopterez plus facilement un langage simple et imagé.

Si l’on utilise la métaphore du jeu de cartes, le joueur qui possède la plus grande main a le plus de choix à sa disposition, et donc de plus grandes chances de gagner, pour un niveau évidemment équivalent. 

L’idée de la PNL est d’apprendre à identifier quelles sont les cartes de votre jeu que vous avez pris l’habitude de jouer sans même vous en rendre compte (on parle par exemple de programmes inconscients), d’identifier les “habitudes de jeu” de vos interlocuteurs, et de modifier ces habitudes lorsque cela est pertinent et utile. La PNL peut également mettre à votre disposition de nouvelles cartes pour augmenter vos capacités et vos possibilités. Dans l’exemple d’un jeu de cartes, si une personne ne dispose que d’une seule carte, elle n’aura d’autre choix que de jouer celle-ci, alors que son adversaire, qui possède plusieurs cartes, aura plus de choix.

Développer son acuité sensorielle avec la PNL

L’acuité sensorielle est le fait d’observer en langage visuel son interlocuteur, mais c’est également le fait d’écouter, et permet d’orienter le coaching selon les réactions vocales et physiques d’un individu. Par exemple, on pense notamment au bégaiement, ou rougissement pour faciliter la compréhension générale de l’individu. 

De plus, différents cadres insistent sur le fait que les résultats ne sont pas le seul point qui permet de parvenir aux objectifs déterminés. Les moyens mis en œuvre ont une importance tout aussi élevée. 

Les cadres qui définissent la philosophie de la PNL

→ Cadre objectif. 

Le cadre objectif amène littéralement à poser des objectifs clairs, qui doivent être formulés de manière positive. En PNL, on évalue la communication par rapport au résultat qu’elle génère. Pourtant, formuler un objectif ne dépend pas que de son propre état d’esprit, mais dépend notamment du réseau neuronal, zone particulière du cerveau. La PNL consiste en une question : « Qu’est-ce que moi je peux faire dans cette situation ? ». La plupart savent davantage ce qu’ils ne veulent pas, il est donc nécessaire de procéder à un accompagnement des patients dans une formulation claire des objectifs. Pour exemple, lors d’une course en taxi, il est essentiel de donner une destination précise, sans quoi il n’est pas possible pour le conducteur de réaliser son travail. Une responsabilité se crée alors du côté du praticien et patient, qui permet de favoriser la communication, chacun doit faire les efforts nécessaires pour parvenir aux objectifs annoncés. 

→ Cadre écologie. 

Le cadre écologie vise à se placer dans le sens du respect de la personne. Il est alors important de se demander si l’objectif déterminé à réellement une visée positive pour la personne. Chaque situation considérée comme étant un « problème » présente parfois des éléments positifs en contre-sens, qui peuvent remettre en question l’objectif initial. 

→ Cadre comment. 

Le cadre comment met en avant le fait que savoir « pourquoi » nous intéresse peu, il est plus important de se concentrer sur le « comment », mettant en avant les moyens d’accéder à l’objectif défini, sans prendre le temps de visualiser les raisons préalables. Effectivement, pour quelqu’un qui souhaite vaincre sa timidité, il n’est pas nécessaire d’étudier les causes qui ont poussé cet individu à le devenir. Les moyens mis en œuvre se concentreront davantage sur la manière de parvenir à une amélioration de la situation.

→ Cadre du feedback. 

Le cadre du feedback permet de rendre compte d’un changement au niveau du cerveau, avec une manière bien précise de dire les choses, ne s’axant pas simplement sur ce qui pose problème, et en évoquant les choses d’une manière davantage positive et encourageante. 

→ Cadre pertinence. 

Le cadre pertinence permet d’amener l’attention à ne se focaliser que sur ce qui est nécessaire, pertinent. Le praticien amène ainsi à restreindre au maximum tout ce qui est superflus, permettant de fait de ne garder qu’un minimum, alors ce qui est indispensable, sans s’embarrasser de « plus ». Seul le pertinent est alors nécessaire. 

→ Cadre du « comme si ». 

Le cadre du « comme si » vise à faire fonctionner le cerveau du fait qu’il ne peut pas toujours faire la distinction entre ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Le but est ainsi de faire comme si l’objectif était atteint pour pousser l’individu en question à se rapprocher de cet objectif dans la réalité. Pour exemple, pour un athlète professionnel en recherche de meilleures performances, il lui serait demandé de réaliser ses prochains entraînements en s’imaginant ne pas être lui-même, mais devenir l’un des athlètes qu’il admire. Ainsi, une représentation de son objectif est atteint avec une image d’un athlète aussi bon que lui voudrait l’être, ce qui constitue un premier pas conséquent vers cet objectif initial. 

Par ailleurs, c’est Gregory Bateson qui a apporté à la PNL les notions de flexibilité et d’écologie. 

La PNL : un “mode d’emploi” du cerveau

Lorsque vous venez au monde, il n’existe pas de livret ou de notice pour apprendre à dialoguer (aussi bien pour l’enfant qui vient de naître que pour le parent, qui vient également de naître dans ce nouveau rôle). La PNL se propose d’établir des codes de communication afin de transmettre plus facilement le message que l’on souhaite délivrer. C’est pourquoi on la considère souvent comme un “mode d’emploi” du cerveau”.

Notre cerveau nous permet notamment de mémoriser, et notre mémoire permet de nous définir, de définir notre identité propre. Prenons l’exemple de quelqu’un qui souffre de la maladie d’Alzheimer, il ne se souvient plus de qui il est. Pour protéger notre identité, ou la faire évoluer, nous allons mettre en place des actions, des comportements, soutenus par des croyances et des valeurs. 

Au premier abord, il ne nous est pas possible de nous voir sous tous les angles. Vous ne pouvez pas voir votre dos par exemple. Vous pouvez en revanche voir votre dos grâce à des systèmes de miroirs, comme les rétroviseurs dans votre voiture. La PNL s’apparente à ces miroirs ou ces rétroviseurs, vous permettant d’agrandir cet angle à l’origine inexistant, et de mieux vous comprendre, mieux cerner vos besoins, ainsi que ceux de vos proches.

La PNL : pour qui et pour quoi ?

Les résultats sont multiples et peuvent permettre d’atteindre divers objectifs, plus ou moins similaires, éloignés. Nous pouvons citer les objectifs suivants qui peuvent être  atteints. Notamment le traitement des phobies, la réduction de l’anxiété, des troubles psychologiques, ou une amélioration des relations. La PNL peut également agir en vue d’une lutte active contre la claustrophobie, et une diminution de l’anxiété. 

De fait, la PNL est considérée comme le mode d’emploi du cerveau ou de son langage

La PNL : utile et nécessaire pour tous ? 

À l’inverse de l’hypnose, il n’existe pas de contre-indications pour la PNL. Adressée à tous, allant du chef d’entreprise à l’étudiant, tous pourront voir leur travail davantage efficace suite à une formation en PNL, avec une compréhension facilitée de l’entourage, permettant ainsi d’observer le monde différemment, et de fait, travailler plus efficacement pour des résultats plus satisfaisants. 

En plus du travail, la PNL pose également des avantages indéniables dans notre quotidien, et sur différents domaines, que ce soit personnel, émotionnel ou social, entre autres. Il est question d’une capacité de détachement pour parvenir à réussir sur davantage de plans. Se détacher de soi-même, son unique énergie, ses uniques idées, et comprendre le monde qui nous entoure différemment, pour grandir, et agir différemment. 

Comment découvrir la PNL ?

Vous pouvez découvrir la PNL (ainsi que l’hypnose) lors des soirées découvertes gratuites de l’Institut Français de Formation en Thérapies Brèves (I2FTB), qui ont lieu régulièrement, notamment à Paris. Pour vous voir les dates et vous inscrire, il vous suffit de cliquer sur le lien : https://ifftb.com/soiree-decouverte-i2ftb/. Un de nos formateurs vous fera des démonstrations et vous proposera des explications des thérapies brèves (PNL, hypnose, thérapie d’impact). 

Pour aller plus loin 

La PNL vous intéresse et vous désirez vous former ? Vous pouvez retrouver toutes nos formations PNL sur notre site internet i2ftb.com. Vous pouvez aussi nous contacter directement au 09.86.87.90.37, et un de nos conseillers répondra à vos questions (tarifs, financements, dates, lieux, etc).

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